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Critiques : Tsahal met en danger les armées occidentales

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Les avocats et les experts militaires occidentaux préviennent:

les restrictions imposées par le bureau du procureur militaire israélien aux combattants dans la bande de Gaza établissent des normes impossibles à tenir par de les armées occidentales.

Précautions de grande envergure

Lors d’une réunion sur une base militaire à la périphérie de Gush Dan un juriste allemand a convenu que l’armée israélienne a fait « de grands et nobles efforts» pour prévenir les blessures de civils de Gaza et d’autres conflits, mais il a ajouté que « ces mesures de précaution dépassent largement le nécessaire » et que l’armée israélienne crée ainsi un précédent inacceptable pour les autres pays démocratiques qui peuvent se trouver impliquées dans des guerres asymétriques contre des acteurs non étatiques cruelles foulant aux pieds les lois de la guerre « .

Risque réel

« Tsahal envoie des avertissements qui dépassent largement les exigences de la loi , mais parfois beaucoup plus aussi que ce que la logique opérationnelle peut supporter », a déclaré Michael Schmitt, directeur du Centre pour l’étude de l’International College Law Stockton de la marine militaire des États-Unis, qui a récemment terminé une étude approfondie sur les systèmes de repérage de Tsahal.
« Les gens vont commencer à penser que les Etats-Unis et d’autres démocraties occidentales devraient imiter les comportements des combattants d’Israël avec d’autres types de conflits. Ceci constitue  un risque réel. »

L’article original a été publié dans l’hebdomadaire ‘Weekly Standard’.

L’article complet en hébreu :
http://mida.org.il/2015/06/17/%D7%94%D7%9E%D7%A9%D7%A4%D7%98%D7%99%D7%96%D7%A6%D7%99%D7%94-%D7%91%D7%A6%D7%94%D7%9C-%D7%9E%D7%A1%D7%9B%D7%A0%D7%AA-%D7%90%D7%AA-%D7%9E%D7%93%D7%99%D7%A0%D7%95%D7%AA-%D7%94%D7%9E%D7%A2%D7%A8%D7%91/

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Remy Taieb pour Defense Medias Israel

Fusillade dans une base militaire aux USA , 4 Marines ont été tués.

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CHATTANOOGA, Tennessee – Un homme armé a déclenché une fusillade dans deux installations militaires jeudi dans le Tennessee, tuant au moins quatre Marines et blessant un soldat et un officier de police.  Le tireur  a également été tué.

Le Maire de  Chattanooga Andy Berke a déclaré que cinq personnes sont mortes en tout, dont le tireur. De source judiciaire , le tireur  a été identifié comme Mohammed Youssef Abdulazeez.

http://video.foxnews.com/v/4358377502001/officials-5-victims-in-chattanooga-shootings/

Agression antisémite violente au Blanc Mesnil.

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Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme apprend avec consternation la nouvelle agression commise ce jour 15 juillet 2015,vers 5h30, contre une famille juive, à son domicile à Blanc Mesnil, par des individus armés,cagoulés, qui les ont ficelés « saucissonnés » molestés violemment,et séquestrés.

Le fils a été très gravement blessé et hospitalisé. Les parents ont été aussi très sérieusement atteints,et également hospitalisés/ Les agresseurs ont été décrits comme d’origine africaine. Ils détenaient des armes de poing. Ils auraient volé 2500 euros et la voiture Mercedes de la famille. Ils auraient aussi emporté les clés de la bijouterie située à Paris 10 eme.
Selon nos informations, le ou les auteurs auraient déclaré aux victimes que:

 » s’ils sont venus chez eux c’est parce qu’ils sont juifs et qu’ils ont de l’argent ».

Cette attaque rappelle singulièrement l’agression commise récemment à Créteil. Le cliché du « juif et l’argent » reste tenace dans les mentalités. Le BNVCA redoute que le fléau de l’antisémitisme se développe de plus en plus.

Alors que l’Etat a pris des mesures pour protéger les édifices , les synagogues, les centres communautaires, les écoles juives, en maintenant le plan Vigipirate, en postant des soldats devant tous ces établissements,nous constatons que les cibles des antijuifs, sont de plus en plus les enfants juifs portant kippa attaqués dans la rue, les commerces juifs, leurs clients et désormais des familles juives dans leur propre domicile .

L’augmentation des chiffres de l’antisémitisme sur le premier semestre constitue un indicateur éloquent. Le BNVCA demande à la Police Judiciaire saisie de l’enquête, de tout mettre en oeuvre pour identifier les auteurs de ce crime, et vérifier la réalité du mobile antisémite aggravant.

RAPPORT du SPCJ SUR L’ANTISÉMITISME EN FRANCE EN 2014

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 CONSTATS ET ANALYSES

‣ L’année 2014 est une année où le fait antisémite est prépondérant quasiment sans discontinuer.

‣ En 2014, le nombre d’actes antisémites recensés sur le territoire français a doublé. Il est de 851 contre 423 en 2013. Cela représente une augmentation de 101%.

‣ En 2014 les actions violentes ont augmenté de 130% comparativement à 2013. Le nombre d’actions violentes en 2014 est de 241 contre 105 en 2013.

‣ L’antisémitisme est devenu toujours plus violent et hyper-violent. Aujourd’hui parler de la menace antisémite en France c’est parler de préjugés tenaces, de stéréotypes sectaires, de haine profonde mais aussi et surtout de terrorisme djihadiste antisémite.

On tue des hommes, des enfants en bas âge pour l’unique raison qu’ils sont Juifs.

‣ 51% des actes racistes commis en France en 2014 sont dirigés contre des Juifs. Les Juifs représentent un peu moins de 1% de la population française. Moins de 1% des citoyens du pays est la cible de la moitié des actes racistes commis en France.

‣ La hausse de 30% des actes racistes commis en France en 2014 comparativement à 2013 est constituée exclusivement par la hausse des actes antisémites. En effet, les actes racistes, hors actes antisémites, recensés en 2014 sont en recul de 5% comparativement à 2013. Cela montre une fois de plus combien l’antisémitisme, pour être efficacement combattu, a besoin de programmes, de mesures, d’outils adaptés à sa propre mécanique. Combien les programmes de lutte anti-racisme n’endiguent pas la progression des actes antisémites, loin s’en faut.

‣ Les villes les plus touchées par les actes antisémites en 2014 sont Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Sarcelles, Nice, Villeurbanne, Strasbourg et Créteil.

Le rapport contient plusieurs articles concernant l’antisémitisme dont celui de MARC KNOBEL dans le  HUFFINGTON POST (02/02/2015) extrait :

 « CE QUE L’ANTISÉMITISME DIT, CE QUE L’ANTISÉMITISME EST « 

antisemitox faux médicament contre antisémitisme

Mais alors, qu’est-ce donc que l’antisémitisme ? Il est comme une bête particulièrement enragée et puante. Il rôde, nous ne le savons que trop bien. Et, comme une hyène folle, l’antisémitisme cherche à dévorer ses proies. Comme un charognard, l’antisémitisme est toujours prêt à se nourrir ou à se rassasier de (nos) cadavres et à profiter de (nos) malheurs. Il ne lui suffit pas de trouver des boucs émissaires, il ne lui suffit pas de jeter l’anathème, il ne lui suffit pas d’outrager et de vomir, de salir et de médire, il lui faut détruire, il lui faut mentir. Comme il aime se rassasier de tous les mensonges, comme il aime se vautrer de toutes les calomnies et stéréotypes, de toutes les vomissures et de toutes les saloperies qu’il répand, il est tel un virus, tel un cancer dont on ne connaît, hélas, le remède. Car son discours a aussi évolué, il s’est plus politisé encore et a été vulgarisé/ instrumentalisé.

Le rapport est disponible au téléchargement, en anglais et en hébreu sur
This report can be downloaded in French, English and Hebrew at www.antisemitisme.fr

GREXIT or not GREXIT ? L’aspect juif de la question.

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Selon les résultats d’un sondage récent effectué par l’ADL, ( l’Anti-Defamation League)  Avec 69% d’opinion antisémite, la Grèce est le pays le plus antisémite d’Europe, loin devant la France (37%) qui se classe en deuxième position,

Selon les résultats de ce sondage, l‘antisémitisme en Grèce est plutôt « rampant » et sans manifestations violentes comme en France. Il n’empêche, selon le journal « Telavivre.com »

« La dernière décennie a été riche en manifestations antisémites de tous genres.
Après le 11 septembre 2001, on peut lire dans la presse grecque les accusations folles d’une complicité juive ou israélienne dans le complot pour attaquer l’Amérique.
En pleine seconde Intifada, les journaux évoquent régulièrement le «génocide des Palestiniens», l’«Holocauste en Palestine» et les «bêtes humanoïdes israéliennes» selon leur propre terminologie.
Fin mars 2002, le député socialiste et ancien Ministre grec des Affaires Etrangères, Théodoros Pangalos, emmène dix-sept parlementaires manifester pour la énième fois devant l’ambassade d’Israël à Athènes, contre la politique israélienne.
En avril 2002, l’organe de la gauche progouvernementale de Grèce publie la caricature d’un soldat nazi portant une étoile de David. Ce soldat menace un Arabe affublé de l’uniforme rayé des prisonniers de camps de concentration. Sous le titre «Holocauste II», la légende indique : «La machine de guerre de Sharon s’efforce de perpétrer une nouvelle Shoah, un nouveau génocide».

Parmi ses réformes avancées durant la campagne: la fin de la coopération militaire avec Israël. Sur les 50.000 Juifs vivant en Grèce avant la Seconde Guerre Mondiale, principalement à Salonique, 86% ont été assassinés par les nazis. Mais cette extermination, à peine évoquée dans les livres de classe, reste largement tabou dans le pays.

Il faut attendre la mi décembre 2007, pour qu’enfin la justice grecque condamne un néonazi, Constantin Plevris, avocat de profession, à 14 mois de prison avec sursis pour injure raciale, incitation à la haine et à la violence raciale dans son livre paru en 2006 ‘’Les Juifs – Toute la vérité’’. L’ouvrage nie l’Holocauste, fait l’apologie des nazis et menace les Juifs qualifiés de «sous-hommes» et d’«ennemis mortels» méritant «le peloton d’exécution».

En Grèce la littérature antisémite comme le Protocole des sages de Sion circule librement. Des télévisions privées offrent souvent leur tribune aux idées politiques d’extrême droite. »

Syriza parti de  » Syriza s’est présenté à plusieurs reprises comme l’un des rares partis européens à avoir pris faits et causes pour la Palestine. il appelle explicitement à la fin de la coopération militaire entre la Grèce avec l’Israël, à l’abrogation de l’accord de libre-échange entre l’État juif et l’Union européenne.

Son leader, Tsipras, avait déclaré l’année dernière : « Voir Israël tuer des enfants palestiniens est insuportable ».

On assiste à un retournement spectaculaire aujourd’hui. Le ministre des affaires étrangères grec se rend en Israël au plus fort de la crise pour une visite « amicale ».

Dans un communiqué, M. Netanyahou a tenu à souligner la solidité des relations bilatérales qui unit les deux pays. « Cette visite vient confirmer la solidité des engagements pris entre nos deux pays. Nous sommes deux démocraties qui souhaitons vivre en paix et en sécurité. Israël s’engage ainsi à apporter toute l’aide dont vous avez besoin aussi bien financière que sécuritaire pour que nous parvenions ensemble à écarter la menace de l’islam militant du Moyen-Orient et de tous les pays du monde », a affirmé le Premier ministre israélien. Le chef de la diplomatie d’Athènes s’est dit « heureux » d’être en Israël. « Nous savons qu’Israël est un ami proche du peuple grec », a-t-il ajouté ». (E.A)

Alors qu’en pensez vous : GREXIT or not GREXIT ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Remy Taieb pour Defense Medias Israel

Marine Le Pen a dénoncé « l’antisémitisme ainsi que le mouvement raciste BDS »

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Marine Le Pen, présidente du Front National et présidente du groupe Europe des nations au Parlement européen,( le nouveau groupe  politique du Parlement européen fondé en juin 2015, situé à l’extrême-droite de l’échiquier politique)  s’est rendue ce 8 juillet à Strasbourg, avec Louis Aliot, à une réunion du Parlement juif européen, une organisation communautaire lancée en 2012 par l’oligarque ukrainien Vadim Rabinovich et où la France est  notamment représentée par le président d’Europe-Israël, .Jean-Marc Moscowicz

Compte-rendu de la réunion rédigé par le Parlement juif européen :

« Nous avons discuté de questions relatives à la lutte contre l’antisémitisme, l’arrêt du boycott d’Israël, qui est le nouveau visage de l’antisémitisme et de la cacherouth. Les représentants du parlement juif européen ont expliqué l’importance de toutes ces questions pour la vie juive en Europe […] Marine Le Pen a reconfirmé que l’antisémitisme n’a pas sa place dans sa formation politique et que quiconque ayant des opinions antisémites n’y est pas accepté. Le Pen a dit condamner le boycott d’Israël. La réunion a eu lieu au Parlement européen à Strasbourg, où un déjeuner casher a été servi. Ce fut une occasion parfaite pour souligner le point de vue du Parlement européen juif pour qui la cacherouth fait partie du patrimoine européen. »

Cette réunion  a été la cible de nombreuses critiques venues de nombreuses organisations juives et sionistes à travers le monde.

Plusieurs représentants français du Parlement, comme Jean-Marc Moskowicz (d’Europe-Israël), ont d’ailleurs démissionné du Parlement après l’annonce de la rencontre avec Marine Le Pen.

Marwan Barghouti ne peut pas être citoyen d’honneur d’Aubervilliers

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Le tribunal administratif de Montreuil a annulé le 7 juillet la délibération du conseil municipal d’Aubervilliers. Celle-ci élevait au rang de citoyen d’honneur de la ville le leadeur palestinien Marwan Barghouti. Depuis 2002, Barghouti est dans une prison de haute sécurité israélienne, condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour le meurtre de cinq civils israéliens et son implication dans quatre attaques terroristes.

Le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) avait présenté le 5 janvier, une requête en annulation de cette délibération au motif que « M. Barghouti a été condamné à la réclusion criminelle a perpétuité par la justice israélienne pour des actes de terrorisme ayant entraîné la mort de civils israéliens ». Le préfet de la Seine-Saint-Denis, au titre du contrôle de légalité avait demandé au maire de la commune le retrait de cette délibération, le 23 janvier 2015.

C’est encourageant de constater qu’il subsiste encore un peu de bon sens et que l’on arrive à obtenir l’annulation de décision provocatrices, tendancieuses et stupides.

 

 

 

L’ONU et Israël : deux poids, deux mesures ? par Gilles William Goldnadel

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L’avocat et écrivain* dénonce le silence de la presse sur, selon lui, l’acharnement de l’instance internationale vis-à-vis de l’État juif.

La Cour pénale internationale est-elle raciste ?

Cette question a été posée dans un quotidien du soir il y a quelques jours. Le contexte était les poursuites – pour l’heure très platoniques –contre le président soudanais pour génocide au Darfour. Suivait une réflexion étonnée: la plupart des poursuites contre les chefs d’État concernent l’Afrique.

Il me paraît aussi inconcevable que tristement significatif que ni ce journal français ni un autre ne manifestent la même curiosité intellectuelle devant le sort ancien, permanent, incontestable, réservé par l’ensemble des organisations internationales au seul État juif.

Je veux écrire encore que ce traitement particulier, relevant de la cérémonie rituelle, m’a toujours fait défense de sombrer dans la justification empressée des actes d’une nation ou d’un gouvernement forcément faillibles et critiquables par nature, mais sommés de s’expliquer constamment.

Quelques mots pour décrire une situation jamais exposée dans la presse hexagonale :
Depuis la création en 2006 du Conseil des droits de l’homme de l’ONU jusqu’à aujourd’hui, l’État juif, à lui seul, a fait l’objet de plus de condamnations (61) que l’ensemble de toutes les nations réunies (116). La Syrie d’Assad a été condamnée 15 fois, la Corée du Nord, qui affame son peuple, à 8 reprises ; l’Érythrée tellement effrayante que ses habitants la fuient en masse, 3 fois ; le Soudan génocidaire, 2 fois ; la Turquie qui détient le record d’emprisonnement de ses journalistes et qui occupe Chypre depuis 1974, jamais. Cette situation surréaliste a contraint la représentante d’une Administration Obama, peu suspecte de complaisance aveugle envers l’État hébreu, de déclarer : «L’acharnement du Conseil vis-à-vis d’Israël dont les faits et gestes sont systématiquement à l’ordre du jour ne s’applique pas aux autres pays, même à ceux qui perpètrent les pires violations contre les droits de l’homme.»

Le juge Richard Goldstone fut chargé par l’ONU d’enquêter sur les crimes de guerre qu’aurait commis Israël lors de l’opération « Plomb durci » en 2009 contre le Hamas. La presse internationale a fait ses choux gras des premières conclusions du magistrat, sévères à l’encontre de Tsahal. Stéphane Hessel, dans son fameux best-seller planétaire, s’en est délecté.

Mais coup de théâtre, le 1er avril 2011, le juge Goldstone fait son mea culpa dans le Washington Post :
« Nous en savons bien plus aujourd’hui sur ce qui s’est passé durant la guerre de Gaza. Il n’y a aucun doute que des crimes délibérés ont été commis par le Hamas, qui utilisait des boucliers humains. En revanche, concernant l’État juif, qui a le droit de défendre ses citoyens contre les attaques venant de l’extérieur et qui a consacré d’importants moyens pour enquêter sur des incidents, il n’y a pas eu de politiques ciblant intentionnellement
les civils. »

Qui peut soutenir sérieusement que le revirement du juge a reçu en Europe la publicité nécessaire ?
Nouvelle offensive du Hamas durant l’été 2014, qui lance des bordées de missiles sur les villes Israéliennes, parfois en utilisant des écoles de l’ONU.

Riposte de Tsahal. À nouveau l’organisation internationale missionne une commission d’enquête présidée par l’expert William Shabas.

Israël conteste cette nomination. Haussement d’épaules de l’ONU et des médias internationaux. Quelques mois plus tard, William Shabas, convaincu d’avoir était payé par l’Autorité palestinienne, est contraint de démissionner. Combien de lecteurs l’ont-ils appris dans la presse européenne ?

Avant lui, Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur la Palestine, lui aussi largement encensé, bien que friand de comparaison entre les Israéliens et les nazis, avait été poussé vers la sortie pour avoir publié sur son site Facebook une caricature antisioniste. Ce fait, pourtant non dénué d’intérêt pour une presse gourmande de ce genre d’événements, n’a fait l’objet d’une publicité excessive.

À vrai dire, je ne sais tout à fait où se situe le centre du scandale. Au sein de la corruption financière et morale de l’organisation internationale, ou dans le silence effrayant des médias qui considèrent désormais que l’anormalité du sort réservé à l’État juif est devenue la norme ?

Mon propos n’est pas de geindre mais de tenter d’expliquer que tant que cette situation perdurera, il ne faut pas attendre de l’État qui en est la victime de sortir d’un sentiment obsidional, qui n’a rien de paranoïaque.

À se demander cependant si, comme Jupiter, les dieux de Manhattan ne voudraient pas rendre fou l’État qu’ils veulent perdre.

* Président de l’Association
France-Israël

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel.

 

Rien ne va plus en Palestine entre le Fatah et le Hamas

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Un accord est évoqué entre le mouvement Hamas et Israël afin d’envisager une trêve de longue durée qui devrait permettre une amélioration de la situation dans la bande de Gaza, soumise au blocus sécuritaire israélien suite à la prise de contrôle de Gaza par le coup de force de 2007 contre le Fatah.

Et cela ne convient pas du tout au gouvernement palestinien de consensus national, né des accords entre les deux mouvements.

Cet accord a lamentablement échoué et le président Mahmoud Abbas s’apprête à remodeler la composition de son gouvernement, élu au suffrage universel en 2005 et qui, avec le Fatah, a autorité sur l’ensemble de la Cisjordanie, à l’exception de la bande de Gaza, actuellement sous le seul contrôle d’un gouvernement illégitime Hamsaoui qui prend toutes les décisions unilatéralement.

Les élections législatives et la présidentielle, qui devaient se dérouler en 2009 et 2010 sont toujours reportées puisque le Fatah accuse le Hamas de créer son propre émirat à Gaza et de tenter de déstabiliser la Cisjordanie en ordonnant de commettre des attentats contre les services de sécurité.

Plus de 100 partisans du Hamas ont été arrêtés au cours de cette dernière semaine et, selon le général Adnan Edmeiri, ces arrestations, qui ont un caractère sécuritaire et non politique, se poursuivront tant que le danger Hamas menacera la Cisjordanie.

Ce même général accuse le Hamas d’empêcher les résistants de tirer des roquettes contre Israël à partir de la bande de Gaza, afin de maintenir un semblant de trêve.

Par la voix de son porte parole, Sami Abou Zohri, le Hamas dénonce ces arrestations, qui sont qualifiées de « dangereuse escalade destinée à entraver les efforts de reconciliation ». Il critique également la coopération sécuritaire entre palestiniens et israéliens mise en place par les accords d’Oslo en 1993, à l’époque de Yasser Arafat.

Le peuple palestinien assiste impuissant à cette division visant à prendre le pouvoir.

Yasser Arafat doit se retourner dans sa tombe où on l’a, peut-être, expédié contre la volonté d’Allah ?

Quant à Israël, pour le moment il comptabilise les points de ce combat sans pouvoir, et n’a ni décidé, ni envisagé, lequel des deux adversaires sera le plus compatible avec sa sécurité.

A notre avis, ni l’un, ni l’autre !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

 

La guerre contre le terrorisme islamique n’a pas commencé

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terrorisme Dreuz info

Saint Quentin Fallavier, France. 26 juin. Un homme, Yassin Salhi, en décapite un autre, Hervé Cornara, son patron. Il se prend en photo, en train de brandir la tête qu’il vient de couper, envoie la photo à un de ses amis djihadistes, en Syrie, puis accroche la tête à un grillage, à côté du drapeau de l’Etat Islamique. Il tente ensuite de provoquer une explosion dans une entreprise de fabrication de gaz industriels. Il échoue. S’il avait réussi, il aurait pu provoquer un désastre régional d’une ampleur comparable à la catastrophe de Seveso, en Italie, en 1976.

Le même jour, un autre homme, Seifeddine Rezgui, se rend sur une plage à Sousse, Tunisie. Il déterre une mitraillette qu’il avait enterré dans le sable. Il tue trente huit touristes, principalement des Britanniques, et en blesse quarante autres. Il est abattu par la police. Avant de commettre son crime, il avait envoyé une photo de lui, posant la mitraillette à la main, à côté du drapeau noir de l’Etat Islamique. Il avait envoyé la photo à un ami djihadiste en Syrie, comme Yassin Salhi.

Au même moment, un attentat suicide était commis dans une mosquée chiite à Koweit City : l’attentat avait fait quatorze victimes.

L’Etat Islamique a publié un communiqué revendiquant les trois attentats, et disant que le 26 juin était le premier anniversaire du califat proclamé par Abou Bakr al-Baghdadi.

En un an, l’Etat Islamique a gagné beaucoup de terrain. Il contrôle la moitié de l’Irak, plus de la moitié de la Syrie, et occupe un territoire de la taille de la Grande-Bretagne. Il s’est emparé de villes importantes, Ramadi et Palmyre. Il a détruit plusieurs monuments préservés depuis l’antiquité. Il a tué des milliers de personnes, souvent de manière atroce. Il a rétabli l’esclavage. Il s’est implanté bien au delà de son territoire initial et a suscité des décisions d’allégeance d’autres groupes islamiques : Boko Haram au Nigeria, les soldats du califat en Algérie, Ansar Beït Al-Maqdis en Egypte. Il est présent dans quatorze pays. Il diffuse sur internet des vidéos sanglantes, et suscite des vocations : il inclut des milliers de recrues venues de tous les pays sunnites, et de nombreux pays occidentaux, essentiellement des Français, des Britanniques, des Belges, mais aussi des Américains. Il a lancé des appels demandant à tous les Musulmans de tuer les mécréants (Chrétiens et Juifs) et les infidèles impurs (les chiites) de toutes les façons possibles, dans tous les lieux possibles. L’un de ses dirigeants, Abu Muhammad al-Adnani, a renouvelé cet appel le premier jour du Ramadan, le 17 juin. Yassin Sahli, Seffeddine Rezgui, l’auteur de l’attentat suicide à Koweit City, ont suivi la directive.

L’Etat Islamique a tué dans une attaque à la bombe Hisham Barakat, procureur général d’Egypte au Caire trois jours après les attentats commis en France, en Tunisie et au Koweit, et a lancé une offensive contre l’armée égyptienne dans le Sinaï, à El Arich : les services de renseignement israéliens considèrent que cette attaque a été organisée en coopération avec le Hamas, à Gaza.

L’Etat Islamique est implanté dans les principales villes égyptiennes, dans la bande de Gaza et en Judée Samarie, et dans les territoires occupés par l’Autorité Palestinienne. Les services de police français estiment qu’il dispose de cellules en France et partout en Europe. Il tient la ville de Derna en Libye et la côte de la Cyrénaïque, d’où partent les bateaux d’immigrants clandestins envoyés vers la Sicile l’Italie du Sud.

Il a commencé à émettre des pièces de monnaie sur lesquelles figure une carte du monde et les mots « L’Etat Islamique— Un Califat basé sur la doctrine du Prophête». Il a clairement des ambitions planétaires.

Il n’a pas les moyens de ses ambitions. Il dispose néanmoins de moyens sans précédents pour une structure djihadiste. Il est la première structure djihadiste à s’organiser sous la forme d’un Etat, et la première à produire du pétrole. Il fonctionne tout à la fois comme un Etat et comme un réseau informel mondial, sur le modèle d’al Qaida.

Il est la principale incarnation de la menace djihadiste mondiale aujourd’hui. La principale incarnation de la guerre djihadiste déclenchée contre le monde occidental et ses alliés.

Plutôt que prendre la mesure du danger, les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui choisissent l’aveuglement volontaire et l’apaisement.

Ils parlent de l’Etat Islamique comme si c’était une secte et comme s’il incarnait une « idéologie perverse », et ne comprennent pas sa force d’attraction auprès de tant de jeunes Musulmans : ils ne voient pas que l’Etat Islamique incarne le retour à l’islam des origines, lit et pratique la parole de Dieu incluse dans le Coran comme elle demande à être lue et pratiquée.

Ils ne comprennent pas la force d’attraction de l’idée de califat et semblent ignorer la nostalgie du califat, très présente dans le monde sunnite, depuis l’abolition du dernier califat par Mustafa Kemal Ataturk en 1924. Dans un sondage de 2006, réalisé en Egypte, au Pakistan, au Maroc et en Indonésie, les deux tiers des personnes interrogées soutenaient l’idée d’ « unifier tous les pays musulmans dans un nouveau califat ».

Aucun de ces textes n’affirme que l’Etat Islamique ne respecte pas les principes islamiques

De nombreux commentateurs musulmans dans le monde occidental disent eux aussi que l’Etat Islamique n’est pas musulman. Le drapeau de l’Etat Islamique porte la shahada, la proclamation de foi musulmane. Le Coran utilisé et cité sans cesse par l’Etat Islamique est le Coran utilisé et cité par tous les Musulmans du monde. Des organisations musulmanes tels que le Council on American-Islamic Relations (CAIR) et le Fiqh Council of North America ont publié des textes « réfutant » les positions de l’Etat Islamique : aucun de ces textes n’affirme que l’Etat Islamique ne respecte pas les principes islamiques.

 

Après la tuerie en Tunisie, David Cameron a dit que le combat contre l’Etat Islamique était le « combat de notre génération ». Il a répété que l’idéologie de l’Etat Islamique n’est pas l’islam. Il n’a pas même parlé d’ « islam radical ». ll n’a pas dit comment il comptait mener le combat.

Après la décapitation à Saint Quentin Fallavier, Manuel Valls, en France a parlé avec un peu plus de clarté, et dit que l’ennemi était le « djihadisme ». Il a ajouté que le monde devait mener une « guerre globale contre le terrorisme ». Il n’a pas dit comment la guerre devait être menée. La France n’a ni les moyens, ni la volonté de mener la guerre. Le Président Hollande a aussitôt modéré les ardeurs de son Premier Ministre et s’est contenté de rappeler la « détermination » de la France. Les propos de Manuel Valls rappelaient d’autres propos, tenus il y a quatorze ans.

Le 20 septembre 2001, neuf jours après les attentats du onze septembre, George W. Bush avait parlé d’une guerre globale contre le terrorisme. Il avait désigné des cibles et mis en place une stratégie. L’essentiel des dirigeants occidentaux, à l’époque, l’avaient vivement critiqué. Des erreurs ont été commises, mais à l’automne 2008, le terrorisme islamique et le djihadisme avaient largement reculé et semblaient tout au bord de la défaite.

L’administration Obama, en mars 2009 a décidé de ne plus parler de « guerre globale contre le terrorisme, et a proposé de parler de « Overseas Contingency Operation ».

Le 23 mai 2013, le porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que la « guerre contre le terrorisme » était achevée.

En janvier 2014, le Président Obama, dans un entretien donné au New Yorker, comparait l’Etat Islamique à une «équipe d’amateurs».

Dix-huit mois plus tard, le 8 juin 2015, il a déclaré n’avoir pas de stratégie pour combattre l’Etat Islamique. Il semble que l’administration actuelle n’a toujours pas de stratégie.

L’Etat Islamique, lui, a une stratégie. La guerre djihadiste contre le monde occidental et ses alliés monte en puissance.

Les pays occidentaux n’osent même pas identifier l’ennemi

La guerre de l’Occident contre le terrorisme djihadiste a à peine commencé.

Pour l’heure, les pays occidentaux sont, au mieux, en position défensive. Ils n’osent même pas identifier l’ennemi.

En quittant sa prison en 2009, Abou Bakr al Baghdadi a dit à ses ex-geoliers : « Rendez-vous à New York ». Il n’est pas à New York. Pas encore.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.