Immigration, islam : leçons autrichiennes

0
1351

L’immigration et l’islam, sujets interdits, ont été au cœur de la présidentielle autrichienne.

Ils seront au cœur de la présidentielle française de 2017 et, plus généralement, au cœur des débats sur l’avenir de l’Union européenne multiculturelle et ouverte à la Turquie. A l’heure matinale où, ce lundi, j’écris ce court texte (pour cause de retour en France), je n’ai pas les résultats définitifs du scrutin d’hier, qui a mobilisé 73% des électeurs.

Norbert Hofer, du parti de la Liberté (FPÖ), est pour l’instant en tête avec 52% des suffrages contre son concurrent écologiste, Alexander Van der Bellen. Les votes par cooptation affineront le résultat final. Mais peu importe : le fait que Hofer atteigne de tels scores en ayant fait campagne contre l’immigration de masse et contre la menace islamiste suffit à convaincre de l’intensité de ces sujets, forcément « nauséabonds » pour les censeurs de moins en moins crédibles. Ce jugement des idéologues de la diversité n’est pas celui de l’opinion européenne, et française plus singulièrement. Si les formations politiques ne se décident pas à aborder franchement ces questions délicates, qui bouleversent l’identité des peuples, il est aisé de prédire d’autres percées, d’autres victoires de mouvements populistes et souverainistes. Pour ma part, je serai à Béziers le week-end prochain, à l’invitation de son maire, Robert Ménard, afin de débattre justement sur l’immigration et l’islam. Les électeurs de toutes les droites disent en réalité plus ou moins la même chose désormais sur ces thèmes : il faut bien sûr porter un coup d’arrêt à une immigration de peuplement qui ne s’intègre plus. Il faut tout aussi urgemment dire non aux revendications politiques portées par l’islam avec le soutien de l’extrême gauche et la bienveillance des belles âmes endormies. Invité ce week-end à rencontrer des lecteurs du Figaro, au cours d’une jolie croisière célébrant ses 190 ans, j’ai notamment rappelé dans ma conférence qu’il revenait à la société civile de sortir les formations politiques de leur torpeur, en les incitant à réfléchir très sérieusement à ces deux sujets jusqu’à présent inabordables. L’erreur serait de les laisser aux seules formations extrémistes.

Dernière heure : annulation de mon invitation mardi, sur LCI de 10h30 à 11h45, où je devais parler de mon livre, La guerre civile qui vient.
Je participerai, mardi, à On refait le monde (19h15-20h) sur RTL