Shmuel Trigano : Le futur de l’Europe

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La nouvelle forme de violence qui frappe Israël est un avant-goût de celle qui menace l’Europe.

Comme hier, des médias irresponsables en accusent Israël, la justifient, au nom de leur morale de quat ‘sous et font le lit d’un semblable développement dans leur propre pays. Il faut remarquer tout d’abord qu’il s’agit là d’un phénomène classique dans le monde arabe : les Juifs originaires de ces pays y ont été confrontés, il y a fort longtemps. Ce ne sont pas des actes de « désespoir » (il y aurait en effet beaucoup de meurtres si tous les « désespérés » de l’humanité levaient leur couteau !), mais des actes « religieux », des cérémonials de Djihad où le croyant-martyr égorge un « mécréant » au nom de son D.ieu, peu importe qui il est mais il doit être juif (ou chrétien). Les cibles sont donc tous azimuts, les lieux du crime universels, l’heure indéterminée. Un beau matin, un « jeune »(!), votre « voisin », votre « connaissance » prend son couteau de cuisine, descend dans la rue pour tuer le premier juif qu’il rencontre. C’est à ses yeux un acte ultime, le sacrifice d’un mécréant et, en dernier recours, de soi-même en vertu d’une mort qu’il se fait donner en donnant lui même la mort.

« Les cibles sont donc tous azimuts, les lieux du crime universels, l’heure indéterminée. »

Si toute la société palestinienne (y compris les Arabes israéliens qui fournissent aussi leur contingent de criminels) ne se livre pas à ces crimes – ce qui équivaudrait à la guerre civile – elle en est pleinement responsable et profondément coupable pour avoir sciemment et d’une manière programmée élevé une génération éduquée dans la haine des Juifs, le pseudo « martyre », la falsification des faits, un ressentiment sans limites. Cela fait des années que des équipes de recherche comme Memri, Palestinian Media Watch rapportent les outrances des médias palestiniens et de l’Autorité palestinienne sans que l’Occident et la gauche israélienne ne condescendent à l’entendre et à en tirer des conclusions. Ils continuent d’ailleurs jusqu’à ce jour et par leur silence et donc leur acquiescement à ce dévoiement de toute une société, contribuent à cette évolution qui n’a rien à voir avec les « territoires » (à moins qu’il ne s’agisse de tout le territoire israélien, ce qui est le véritable objet du conflit : l’existence d’un Etat juif souverain). Après l’assassinat récent sur une route de Judée du couple Henkin devant leurs quatre enfants, un concert de klaxons retentit dans les villes palestiniennes, les gens s’offrirent des bonbons et des gâteaux dans les rues ! Toute une société meurtrière.

Il est évident qu’un tel développement est gros de paralysie pour la société ouverte d’Israël, car le poignard peut surgir au coin de votre rue. Le soupçon sur le voisin pèse dans les bus et les lieux publics, évidemment au faciès, quitte à ce que vous preniez un Juif à l’aspect oriental pour un potentiel meurtrier : homme, femme ou enfant (car nous avons vu qu’il y avait des assassins de 13 ans).
On se souvient de la terrible méprise qui a frappé un Erythréen lors du crime de Beersheva où la foule présente s’en est prise à lui jusqu’à la mort. Car c’est à ce niveau de brutalité et de confusion primaire que se situe le plan fomenté par les Palestiniens, et en premier lieu le Hamas mais aussi Abbas (lauréat d’une médaille de la paix de la Mairie de Paris) qui n’a fait qu’exciter la haine religieuse avec le bluff d’El Aksa en danger. La société retombe à son niveau le plus primaire : la violence est nue, la lame reluit sous le manteau, l’origine ethnique se fait sensible dans la rue. Les Arabes eux-mêmes craignent de s’y aventurer de peur de se trouver pris dans la scène d’un meurtre et de se voir en proie à la vengeance de la foule lyncheuse. Car, à ce niveau de brutalité, le phénomène de foule emporte les consciences individuelles. Le fait que l’islam motive ces crimes étend à tous les musulmans la vindicte parce qu’il fait d’eux de potentiels agresseurs. Dans une société mélangée, c’est la porte ouverte à la désorganisation et à la discorde. Il faut remarquer cependant que les forces de police israéliennes face à de tels crimes doivent à la fois éliminer l’agresseur et faire face au phénomène de massification de la foule témoin de l’acte. Un bémol, cependant, des médias israéliens, restés autrefois la plupart du temps silencieux devant les turpitudes palestiniennes (« partenaire de paix oblige »!), ne cessent de fustiger le « racisme » du « petit peuple » israélien et de donner à entendre la revendication palestinienne plutôt que le cri du peuple juif. Comme en Europe.

Source : Actuj