La majorité socialiste s’engage contre les produits israéliens

0
987
La maire Sylvine Thomassin

Stains, Aubervilliers, Bagnolet et maintenant Bondy…

Ces communes se sont engagées pour la cause palestinienne jusqu’à en oublier qu’elles s’immisçaient dans des problématiques internationales plutôt éloignées des préoccupations de leurs concitoyens.

A Bondy, lors du dernier conseil municipal, l’élu en charge de la coopération internationale, Jacques Jakubowicz, a proposé un vœu demandant de refuser d’acheter des produits provenant des colonies israéliennes en Palestine.

Le vœu précise que les élus demandent la traçabilité des produits. Cet appel au boycott qui ne dit pas son nom a été accepté à l’unanimité, moins les cinq voix de l’opposition LR.

Mais à quoi cela sert-il que ces mairies communistes (ou socialiste comme Bondy) s’octroient de telles prérogatives ?

Laurence Marchand-Taillade ne décolère pas depuis qu’elle a découvert l’initiative de Bondy. La présidente du laboratoire de la laïcité du Val-d’Oise vient de lancer une alerte sur les réseaux sociaux au sujet de la commune dirigée par Sylvine Thomassin (PS) :

« C’est illégal, se révolte-t-elle Et pourtant c’est de plus en plus fréquent dans les mairies de la petite couronne parisienne. Elles n’hésitent pas à se mettre hors la loi pour draguer de potentiels électeurs musulmans. Mais qu’elles cessent enfin ! »

« C’est également un geste de mépris renvoyé à la population d’origine maghrébine, le plus souvent de confession musulmane, qui serait en quelque sorte achetable et a priori monolithiquement engagé vers la Palestine », poursuit-elle, appelant de ses vœux une attitude « un peu plus responsable » des élus.

 

La maire assure qu’il ne s’agit pas d’un boycott

Du côté de l’opposition LR, qui s’est prononcée contre, on se frotte les mains. « Dans le contexte actuel, c’est pour le moins maladroit, réagit Stephen Hervé. Et c’est un mauvais message envoyé aux quelques centaines de concitoyens juifs que compte la ville. »

La maire, Sylvine Thomassin,
se défend de tout clientélisme ou boycott. « Il ne s’agit que de faire une distinction entre les produits fabriqués en Israël et ceux qui le sont en territoires occupés. Rien de plus que ce que demande l’ONU depuis des années », plaide-t-elle.

Sans convaincre. L’huile jetée sur le feu n’a pas tardé à faire son effet. L’Organisation juive européenne (OJE) prépare sa réaction : un recours contre le vœu pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif de Montreuil.
« Nous acceptons sans difficulté le débat et même la critique sur les choix politiques du gouvernement israélien. En revanche, le boycott est illégal et irresponsable. Il faut savoir que les premiers à en faire les frais sont les Palestiniens eux-mêmes. Le refus, par exemple, d’acheter les carafes de Sodastream, qui permettent de gazéifier les liquides, a entraîné la fermeture d’une usine et a mis 70 travailleurs palestiniens sur le carreau », conclut Frank-David Cohen, responsable de la communication de l’OJE.

l-appel-au-boycott-de-produits-israeliens-est-illegal

Source

Partage1

9000

SHARE
Previous articleJUIF ? Selon Apolline de Malherbe
Next articleL’Europe est en grand danger selon le grand patron de la DGSI
CONTRIBUEZ VOUS AUSSI A LA DEFENSE D'ISRAEL UN GESTE SIMPLE PARTAGEZ LES PUBLICATIONS ET VOUS MULTIPLIEREZ LA DIFFUSION. Défense Médias Israël est "Likée" par plus de 65 000 Amis et bénéficie de plus de 250 000 vues hebdomadaires et plus de 100 000 interventions sur la page dans plus de 50 pays. La page et le site publient plus de 200 documents chaque semaine, originaux ou adaptés , en français, en anglais et en hébreu. Ses buts sont la lutte contre la désinformation sur Israël, contre le BDS, contre l'antisémitisme, les antisémites et les antisionistes. L'aide et la promotion de l'Alyah.